Peut-on vraiment se passer de règles et de techniques ?

Bonjour !

Suite à ma vidéo sur l’urgence d’écrire en se contre-foutant des règles et autres normes, une amie (merci à elle !) m’a rappelé quelques cas célèbres (Picasso, Miro, entre autres) qui ne seraient jamais devenus qui ils ont été sans un long apprentissage.

C’est, ma foi, fort vrai !

Mais alors, flûte de saperlipopette, à quoi donc se fier ?!

A vrai dire, je suis bien persuadée qu’écrire (comme peindre ou dessiner) s’apprend et s’améliore. A une seule mais indispensable condition : la pratique ! C’est ce que j’appelle l’usage de sa boîte à outils. Et pour commencer à pratiquer, tu as déjà tout ce qu’il faut, et même surement beaucoup plus que la personne dont je raconte l’histoire à la fin de ma vidéo d’aujourd’hui.

Il n’y a pas longtemps, quelqu’un (je ne sais plus qui ! Merci à cette personne si elle se reconnait !) m’a expliqué qu’en France, quand on voulait apprendre à jouer au golf, on commençait par tout décortiquer : mettre les pieds, comme ci, les mains comme ça, le truc comme ceci, etc… Quand on fini par taper dans la balle on est tendu comme un string, la peur de mal faire au ventre. Alors qu’aux Etats-Unis, on te file un club, une balle, et tu tapes pour voir ce que ça donne. Et on s’intéresse ensuite à améliorer tout ça.

Sans expérience du geste, les conseils techniques ne sont que parlotte. Si j’avais attendu de connaître les règles de l’arc narratif dans le roman ou les canons de la littérature érotique, je n’aurais jamais écrit S’occuper en t’attendant, ni les suivants.

En fait, il existe une deuxième condition au vrai apprentissage de l’acte créatif : faire la part entre les outils nécessaires à l’élaboration de son art et tous ceux qui sont pondus par les commerçants et autres normeurs professionnels. Savoir s’il faut plutôt écrire un roman court ou une saga en 10 tomes pour complaire aux lecteurs des maisons d’édition, ou vouloir correspondre aux canons d’un genre éditorial précis, c’est se soucier de vendre un livre avant de l’avoir écrit. C’est aussi chercher l’approbation d’un Monsieur ou d’une Madame sur l’air de « je vais faire tout bien comme vous me dîtes, et alors je serai récompensé.e ». C’est presque à coup sûr un piège pour un écrivain débutant (et même moins  débutant). Ou alors, fais-toi payer d’avance et demande la feuille de route et le canevas narratif à l’éditeur qui te promet de t’éditer, ça t’évitera les malentendus.

Je te souhaite un excellent visionnage de cette nouvelle vidéo !

Hep ! Avant de partir ! Alors, tu es persuadé;e comme moi que la seule façon d’écrire c’est… d’écrire ? (Bah, tu ne prends pas beaucoup de risque tu sais. Picasso ou Miro auraient certainement dit aussi que sans avoir trempé leur pinceau, même quand ils étaient encore fort malhabiles, ils n’auraient pas progressé).

Mais… tu ne sais pas trop comment commencer ?

Tu veux des proposions d’écriture pour te lancer ? Un programme progressif pour te guider et développer ta créativité ? Jette-toi à l’eau avec Écris, même nu !

Ouais, mais bon…. Tu te connais et tu sais que tu n’arrives pas à t’y mettre. La procrastination a été inventé pour toi ! Ah ! Ah ! ….. C’est fini 🙂
En bonus de Écris, même nu, tu as droit à Demain ou jamais ?!, LE programme anti-procrastination de l’écrivain ! (tu peux aussi t’offrir seulement le programme anti-procrastination, si tu as déjà un projet d’écriture par exemple).

A bientôt !

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